Choisir le bon avocat2019-04-10T15:15:48+02:00
Choisir le bon avocat

Le choix de votre avocat est primordial pour réussir votre procédure de divorce amiable

Depuis le 1er janvier 2017 et l’instauration du divorce amiable sans juge, il est obligatoire pour chaque époux d’être assisté par un avocat. L’ancienne procédure permettait d’opter pour un avocat unique (ce qui est toujours le cas en matière de procédure amiable judiciaire). Ce n’est plus le cas aujourd’hui.

Les deux avocats seront chargés de la rédaction de la convention de divorce, tant dans ses dispositions concrètes, que dans l’équilibre de justice que doit revêtir l’accord. Les rédacteurs sont à ce titre responsables en cas de rédaction contraire à l’ordre public, par exemple.

De prime abord, le passage de l’avocat unique à l’obligation d’une dualité de professionnels peut paraître injuste, notamment du point de vue financier. Il faut toutefois bien comprendre qu’en l’absence de contrôle judiciaire, la présence de deux avocats est nécessaire pour s’assurer qu’aucune des parties ne soit lésée. Chacun sera en mesure de défendre son point de vue, équitablement.

Choisir son avocat, c’est alors choisir un conseiller compétent, mais également un partenaire efficace, propre à défendre au mieux vos intérêts.

avocat

1. Où trouver un avocat ?

La question peut paraître simpliste, mais elle n’en demeure pas moins dénuée d’intérêt. Lorsque l’on prépare un changement de vie aussi important qu’un divorce, le sentiment de perdition est parfois énorme, au point que même certaines évidences s’en trouve bouleversées.

Tout d’abord, nous vous conseillons de vous connecter à l’annuaire du présent portail. Vous y trouverez référencés, département par département, des avocats et des notaires compétents pour vous accompagner dans votre procédure de divorce sans juge, et répondant aux exigences décrites ci-dessous.

Une autre piste à étudier dans la recherche de son avocat est celle de son entourage. Un parent plus ou moins proche peut lui-même être avocat. Et s’il n’est pas expert en droit du divorce, il saura peut-être recommander une consoeur ou un confrère. Le proche en question peut, s’il n’est pas avocat, avoir déjà eu à faire avec un homme de robe, peut-être même à l’occasion d’un divorce, qui sait ? En clair, il faut commencer par regarder autour de soi, la solution est peut être à portée de main.

Il est également possible de contacter l’ordre des Avocats local. Pour cela, il suffit de se rendre sur le site Internet du Barreau, sur lequel on trouvera un annuaire des avocats. A défaut, un coup de téléphone suffira à obtenir les renseignements désirés.

Prendre contact avec un avocat n’enclenche pas de facto l’émission d’une facture à votre encontre. De façon plus générale, il est également très courant que le premier rendez-vous en cabinet soit gratuit, ou, à tout le moins, incorporé au forfait si vous décidez d’être accompagné par l’avocat en question.

Ainsi, il n’est nul besoin d’avoir peur de prendre contact avec plusieurs avocats, de passer plusieurs coups de téléphone et d’envisager plusieurs rendez-vous.


2. L'avocat choisi est-il compétent ?

Il est difficile de répondre clairement à cette question. Il y a en France près de 70.000 avocats et il serait présomptueux d’indiquer qu’untel ou untel est compétent, ou non.

Comme indiqué ci-dessus, il est toujours possible de se fonder sur les différents avis que l’on peut trouver sur Internet afin d’avoir une idée sur l’expertise du professionnel en question. 

Néanmoins, l’instinct doit être un premier guide. Lors du premier contact, une relation commencera à se nouer entre le potentiel client et l’avocat. A cette occasion, le client doit pouvoir faire preuve d’observation, et ne doit pas hésiter à questionner l’avocat, afin de s’assurer que ce dernier saura l’assister avec efficacité. Non seulement en des termes techniques, mais également en matière organisationnelle.

Le bon avocat recevra son client à plusieurs reprises dans le cadre des négociations. Il invitera à évoquer les desiderata, conseillera, indiquera la marche à suivre, rédigera une convention qu’il soumettra à son client, lui commentera, prendra en compte les remarques, etc.

Si au cours de la procédure, l’avocat n’apporte pas toute la satisfaction attendue, le client peut tout à fait mettre fin à la relation et choisir un nouvel avocat.  Attention, cependant, cela aura nécessairement des répercutions sur les honoraires : le nouveau professionnel ne déduira pas de ses propres honoraires ceux de son confrère abandonné.

3. Prendre un avocat, est-ce cher ?

Le prix de l’avocat est toujours un sujet sensible. La question se pose d’autant plus aujourd’hui. En effet, depuis quelques temps sont apparues de nouvelles formes d’accompagnement au divorce amiable.

Il s’agit pour l’avocat, soit de proposer un package à prix réduit, soit de mettre à disposition des clients une procédure enrobée dans un papier cadeau aux contours alléchants. En somme, il s’agit de faire passer le message suivant aux couples en séparation : certes faire appel à un avocat est obligatoire, mais n’est en rien nécessaire. 

Un divorce par consentement mutuel se résumerait donc pour l’avocat en la rédaction d’une convention type. Un simple bureau d’enregistrement en sorte. Belle image de la profession. Image véhiculée par une (mince) partie de la confraternité qui plus est. 

Divorcer pour 300 euros, offrir un pack “Divorce” pour Noël, voir même “Votre divorce gratuit” : est-ce vraiment raisonnable ? 

Un divorce à prix discount est un divorce à effet discount. 

Mais après tout, il est permis de s’interroger. L’avocat rédigeant des dizaines, voir des centaines, de conventions de divorce par consentement mutuel, n’apporte pas un réel travail dans tel ou tel cas personnel. Son apport se limiterait à modifier les noms des parties, à adapter la convention à la situation et…ce serait à peu près tout. 

Alors, pourquoi payer 1.000 / 1.500 euros quand vous avez le même service pour 300 euros ?

La réponse est simple : parce que vous n’avez pas le même service justement. 

Il ne faut pas être dupe. Un avocat qui est payé 300 euros pour un divorce ne s’attachera pas à prendre du temps pour le client. Combien de rendez-vous seront pris ? L’avocat répond-t-il au téléphone ? S’intéresse-t-il réellement aux spécificités de la situation ? Connaît-il l’histoire entière ? A-t-il pris le temps de poser des questions, de pointer les contradiction, d’alerter sur les excès des demandes, etc..? Est-il présent à chaque étape ?

Il est toutefois utile de s’interroger sur les honoraires de l’avocat, et ne pas hésiter, le cas échéant, à solliciter de la part de son conseil, une remise exceptionnelle, voir un échelonnement des paiements.

Vous craignez les surprises ou l’honoraire caché ? Il est loin le temps où l’avocat ne vous informait de ses honoraires qu’en fin de procédure. Aujourd’hui, la pratique de la convention d’honoraires préalable s’est largement généralisée. En d’autres termes, vous savez, avant l’intervention de l’avocat, combien cela va vous coûter.

Puisque vous êtes client, vous êtes également en droit de comparer les professionnels et les honoraires pratiqués. Rien ne vous empêche de vous renseigner sur les prestations fournies. Encore une fois, n’hésitez pas à demander des précisions ou le détail de l’intervention si vous estimez que le prix acquitté est trop élevé.

Enfin, si vous êtes dans une situation financière difficile, il est toujours possible de demander le bénéfice de l’aide juridictionnelle, qui vous permettra de ne pas vous soucier de ces questions d’honoraires.

Les avocats présents sur notre annuaire se sont engagés à pratiquer des honoraires justes, tant pour le client que pour le cabinet. Ils ne sont ni “low cost”, ni pratiquant d’honoraires exagérément élevés. Le montant qu’il vous proposeront vous permettra d’exécuter une procédure sereine et sécurisée.

Partagez ce guide

Partager sur email
Email
Partager sur facebook
Facebook
Partager sur twitter
Twitter
Partager sur linkedin
LinkedIn
Partager sur google
Google+
Partager sur print
Version Imprimable

Sur le même thème

Vous pouvez être mis en relation avec des avocats et des notaires compétents en matière de divorce par consentement mutuel dans toute la France, en consultant notre annuaire